Entretien du 6/1/2019 avec Gilles Sacaze, expert en sûreté, et ancien cadre du service d’action de la DGSE, selon qui la lutte contre l’idéologie djihadiste n’est pas encore à la hauteur.

Gilles Sacaze est un ancien officier du service action de la DGSE. Dans cet entretien avec Aude Lancelin, il revient sur le mouvement des gilets jaunes, sa perception dans les rangs de l’armée et des forces de l’ordre, et dénonce la répression mise en place par le gouvernement.

La France, l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont été, pour la première fois, inscrits dans la liste des pays à “risques modérés” par la société privée de sécurité et d’analyse des risques internationaux Gallice.

Dans sa “carte de la situation sécuritaire du monde en 2017”, qu’elle établit pour la cinquième année sur la base d’une synthèse de rapports internationaux et de témoignages de ses employés et bureaux à l’étranger, Gallice a estimé que “la lutte contre l’islamisme politique et contre le terrorisme qu’il inspire présente un nouveau défi pour les pays d’Europe et construit un climat général d’instabilité dans la région”.

“Nous avons estimé que ces quatre pays européens et les Etats-Unis présentent désormais des risques, certes modérés, mais des risques, avec une inquiétude assez forte sur l’avenir en terme de sûreté”, à cause notamment des risques d’attentats, a précisé vendredi, au cours d’une conférence de presse, Frédéric Gallois, co-fondateur de Gallice, ancien patron du GIGN.

Ces cinq pays occidentaux ne figurent pas sur la liste des pays “déconseillés” ou “à vigilance renforcée” tenue à jour en permanence par le ministère français des Affaires étrangères sur la partie “Conseil aux voyageurs” de son site internet.

“L’imprévisibilité politique observée en Europe et aux Etats-Unis, couplée aux attaques criminelles et terroristes, redéfinissent les frontières du risque et appellent à de nouvelles solutions de protection”, estime Gallice dans le communiqué qui accompagne la publication de la version 2017 de sa carte des risques, établie en fonction des statistiques de 2016.

Sur ce planisphère cinq pays (Afghanistan, Yémen, Irak, Syrie, Libye) figurent en rouge foncé: “pays à risques élevés, nécessitant un dispositif de protection de haut niveau”. Huit autres (Venezuela, Mali, Niger, Nigeria, République centrafricaine, Soudan du Sud, Somalie, Turquie) sont en rouge plus clair: “Pays à risque, nécessitant des mesures sécuritaires”.

La France, l’Allemagne, la Belgique, le Royaume-Uni et les Etats-Unis sont hachurés en jaune: “Pays à risques modérés, nécessitant une évaluation et une analyse des risques”.

Source : la croix