La mission de lutte contre la piraterie de l’UE a mis en garde contre une résurgence des menaces de piraterie dans les eaux de l’Océan Indien. Et ce, en dépit de la diminution du nombre d’attaques au large de la Corne de l’Afrique en 2013. Le commandant des opérations de cette mission, Bob Tarrant, a appelé les forces navales de lutte contre la piraterie et le secteur du commerce maritime à rester vigilants.

“Les Pirates somaliens ont toujours l’intention et la capacité de se rendre en mer pour attaquer des navires et capturer des équipages pour demander des rançons », a déclaré Bob Tarrant dans un communiqué.

Un projet de loi pourrait bientôt être déposé par Frédéric Cuvillier, Ministre des Transports. “Je suis favorable à la reconnaissance des sociétés militaires privées dans le domaine du transport maritime, car la Marine nationale ne peut pas tout faire”, a récemment confirmé au Sénat Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense.

Cette décision intervient pour répondre aux attentes des armateurs ou des opérateurs français qui font circuler environ un millier de navires sur les océans.

Différentes causes maintiennent un seuil élevé de violence dans le pays

Sur le premier semestre 2013, trois attaques confirmées et une dizaine d’approches suspectes de skiff ont été reportées ; loin des chiffres d’il y a deux ans. Un début d’explication pourrait être le rôle que pourraient avoir certains réseaux mafieux italiens. Si on en croit les informations parues le 4 mai 2013 dans le journal italien romain Avvenire.

Alors que le mois de mars, avec 300 morts, avait déjà été le plus meurtrier depuis le départ des Américains en décembre 2011, la situation s’est encore dégradée en avril, avec 712 morts recensés par les Nations Unies (et 1.633 blessés). La ville de Bagdad (et région) a été la plus touchée, mais Kirkouk, Mossoul, Baqouba… ont également connu une violence de très forte intensité.

Depuis 2010 l’association Oceans Beyond Piracy quantifie le coût de la piraterie. Que ce soit sur les budgets publics ou privés. Le résultat est une analyse détaillée de chaque poste budgétaire créé par la piraterie. Depuis le développement de la piraterie en 2005, la piraterie aurait coûté près de 12 milliards de dollars à l’ensemble des acteurs concernés.

La loi sur l’isolement politique a été adoptée début mai par le Congrès Général National (CGN) dans un climat d’extrême tension. Fin mars, le chef de cabinet du Premier ministre, Mohamed Ali Ghatous, a en effet été kidnappé pendant plusieurs jours, tandis que plusieurs personnalités
faisaient l’objet de pressions et de menaces, pour les convaincre d’adopter une version dure de la loi sur l’épuration des responsables de l’ancien régime.

Le montant des rançons payées aux groupes pirates a globa-lement augmenté alors que le nombre d’enlèvements a baissé de manière drastique tout au long de l’année 2012. Le mon-tant moyen de la rançon est passé de 4 millions de dollars en 2010 à 5 millions de dollars en 2011. Il y a eu 14 détournements et 75 attaques de pirates en 2012, 28 détournements et 237 attaques en 2011 mais aucun en 2013.